Vous venez vous promener à Sainte-Ruffine, quelques particularités à remarquer.

La chapelle

Située sur le versant sud du village, elle fût édifiée sur un ancien socle mérovingien, on ne peut dire si elle faisait partie de l’ancienne église du village située sur un terrain voisin ou bien si elle a été construite avec des éléments de ladite église menacée de ruine et interdite aux paroissiens dès 1724 et, sans doute déjà, une des premières ‘’victimes’’ des mouvements de terrains du secteur


L'église

Celle qui était située à proximité de la chapelle c’est, on le suppose, en partie écroulée et en partie servi de matériaux pour l’église actuelle ouverte aux paroissiens le 10 novembre 1726. On peut d’ailleurs remarquer, à l’extérieur, sur l’arrière, des éléments de construction avec motifs, sculptures ou inscriptions, issus très certainement de l’ancienne église. A noter par ailleurs que l’architecture initiale de notre église était celle que l’on peut voir ici, (photo prise vers 1885) architecture dont on sait qu’elle était identique à celle qui avait disparu. A quelle époque a-t-elle été modifiée et pour quelle raison ? On ne peut le dire pour l’instant.


Le calvaire

Erigé à la sortie sud-ouest du village le 30 juillet 1911. On peut lire sur la plaque : "Croix de Jésus notre unique espérance protégez la paroisse de Sainte-Ruffine". Quelle pouvait être la raison, à cette époque, ayant motivé cette demande de protection divine ?


Monument de la vierge

Édifié, en 1957, par l’association Saint-Louis sous l’égide de l’abbé BECKER curé de la paroisse de 1936 à 1972. Sur la plaque, on peut lire : "Merci Sainte-Mère de Dieu et notre bonne Mère. Tu nous as protégés, protège-nous et après l’exil de cette vie montre-nous, donne-nous Jésus". De quoi la Sainte-Mère de Dieu nous avait-elle protégés et que tous les anciens du village ont pu être à même d’entendre : - des bombardements que le secteur avait connus durant la dernière guerre. Ceci est sûr. - elle aurait été à l’origine de la guérison de l’abbé BECKER arrivé au village en 1936 avec un sérieux problème pulmonaire (abcès ou ulcère mais pas de phtisie). Mais il est vrai, en tout cas à l’époque, que, comme le disaient également et facilement certains anciens : "L’air de Sainte-Ruffine est bonne".. !! Ceci peut aussi expliquer cela. Il n’empêche que l’abbé BECKER a officié quasiment jusqu’à la fin de sa vie, en 1972, à l’âge de 91 ans. Comme quoi l’air de Sainte-Ruffine !


Thermes Gallo-Romains

Elément constitutif (réalisé avec les briques d’argile d’origine) des thermes gallo-romains datant du 2ème siècle après J-C découverts lors de fouilles archéologiques réalisées entre 1985 et 1987 et qui ont précédé la construction de maisons d’habitation.


Le pressoire

Daté de 1877. Il a été racheté par la commune en 1983, restauré et mis en place par l’équipe municipale de l’époque. Il est le témoin du passé viticole local. Il est composé de poutres issues du grand pressoir de Sainte-Ruffine du XIVème siècle.


Les lavoirs

Situés côté sud-ouest du village pour le grand lavoir et au nord-est pour le petit lavoir (photo ci-contre), sur des versants dont on peut dire qu’ils sont à l’opposé l’un de l’autre, leur alimentation en eau ne tarit jamais même lors de grandes périodes de sécheresse, 2003 par exemple. Mais lorsque l’on connaît la nature du sous-sol Ruffinois, gorgé d’eau, on ne s’en étonnera pas.


La gloriette

Située à l’extrémité du "Belvédère" du village elle offrait, à l’époque où la photo a été prise, une vue proche des 360°. Il n’y avait aucune végétation importante et l’on pouvait admirer un panorama allant du secteur du mont Saint-Quentin à la totalité du val de Moselle, de Metz à bien au-delà d’Ars-sur-Moselle. Actuellement elle est en état de ruine et le panorama se limite à une vue uniquement limitée à la majeure partie du val de Moselle. Il faut toutefois préciser que ce lieu, bien que toujours un peu fréquenté, appartient à un domaine privé. Il n’a rien de communal.